LA CHASSE !

Lorsqu’ils sont à l’abri de l’industrie charcutière néo-zélandaise et des braconniers jurassiens marinés à la damassine, les cerfs, sangliers et autres chevreuils coulent des jours heureux dans les forêts de feuillus. Plus timides que des pré-adolescents lors de leur première boum, ils sont d’une discrétion quasi maladive, et il est rarissime de réussir à les entrevoir; du moins la majeurepartie de l’année, car les quelques semaines entre fin septembre et fin novembre, on peut en apercevoir l’un ou l’autre, généralement entourés de choux de bruxelles, d’une poire à botzi oude spätzli dorés au beurre.

Parmi ces braves mammifères , notre chef a une préférence pour le chevreuil (dont le nom scientifique est «capreolus capreolus» – alors que celui de la pop music serait plutôt «duran duran»), dont il dorlote la noisette et la selle dès le 26 septembre.